Mon travail : Mes études

Le programme en conciliation études-travail « Mon travail : Mes études » se veut un outil de valorisation de l’éducation dont l’objectif principal est d’amener chacun des acteurs de la communauté à prendre activement sa part de responsabilité dans la persévérance scolaire et la réussite éducative des jeunes de la région.

Ainsi, des outils et des ressources sont mis à la disposition des trois différents acteurs impliqués dans la réussite éducative des jeunes. Tout d’abord, nous aidons les parents à cerner les avantages et les risques reliés à la conciliation études-travail et à intervenir auprès de leurs jeunes.

Puis, les employeurs de la région sont appelés à s’impliquer, via le programme d’engagement, en adaptant les horaires de travail à la réalité de leurs employés-étudiants, en s’informant sur leur réussite scolaire et en offrant tout le soutien nécessaire à l’étudiant pour concilier adéquatement ses études et son travail.

Finalement, les jeunes sont formés sur leurs droits, les normes du travail, l’organisation de leur temps et sur l’art de la communication avec leur employeur. Parce que le travail peut être une expérience positive et formatrice; nous croyons en l’importance de bien l’encadrer afin de donner toutes les chances possibles à la relève de la région d’accéder à leurs rêves.

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Portrait de la région

La population des 0 à 24 ans forme le tiers de la population totale de chacune des MRC de la région de la Vallée du Haut-Saint-Laurent. De ce nombre, près de la moitié d’entre eux sont en âge de travailler. Selon les données les plus récentes, au Québec, 38% des élèves de secondaire 1 ont un emploi à temps partiel et ce nombre passe à 55% en secondaire 5.

Selon les résultats de l’Institut statistiques du Québec, les filles sont celles qui occupent le plus souvent un emploi à temps partiel, mais cela ne signifie pas que les garçons ne travaillent pas. Au contraire, ils sont certes moins nombreux à occuper un emploi, mais ils travaillent un plus grand nombre d’heures.

Plus près de nous, un sondage effectué en mai 2012, par le volet « école » de la Table de concertation des Organismes partenaires en réussite éducative et sociale de Beauharnois-Salaberry (OPERES) auprès de 1769 élèves du primaire et du secondaire de la commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands, indique que 27% des jeunes travaillent pendant leurs études et ce nombre passe à 44% pour la tranche d’âge de 16 à 18 ans. Dans Vaudreuil-Soulanges, selon les données d’un sondage effectué en 2011 auprès des élèves de secondaire 3-4-5 de la Commission scolaire des Trois-Lacs, ce sont 59% des élèves qui travaillent à temps partiel et ce nombre passe à 76% en secondaire 5. Ces chiffres confirment et surpassent ceux du sondage effectué en 2009 par Réussite Montérégie où l’on apprend que 39,7% des élèves disent travailler durant l’année scolaire et l’été.

Parmi les élèves sondés, le quart de ceux qui travaillent (25,6%) le font plus de 15 heures par semaine. Ce même sondage régional indique que plus de 83,9% des élèves sont satisfaits de leur emploi et qu’ils sont tout aussi nombreux à envisager continuer de concilier études et travail. Il est donc particulièrement important d’offrir les outils et le soutien nécessaire pour les appuyer dans cette avenue.

Parmi ceux qui songent abandonner leur emploi, les raisons principales invoquées sont la baisse des résultats scolaires, les conflits d’horaire ou un problème de santé. Le sondage effectué par OPERES révèle que 54,7% des élèves ayant un emploi considèrent que le travail nuit à leurs études. Fait intéressant, parmi les élèves qui n’occupe pas d’emploi au cours de l’année scolaire les raisons citées sont : le désir de se concentrer sur les études, ne pas avoir trouvé d’emploi ou le manque de temps. Aussi, 12% indiquent qu’ils ne travaillent pas, car ils ont une autre occupation non-rémunérée : ils gardent d’enfants ou travaillent dans l’entreprise familiale de type agricole.

Selon les recherches de Réussite Montérégie, lorsque l’on demande aux étudiants du 2e cycle du secondaire s’ils ont déjà songé abandonner leurs études pour travailler à temps plein, 15,3% des étudiants qui travaillent affirment que oui, contre 12,4% chez ceux n’ayant pas d’emploi. En formation générale aux adultes, c’est 33,2% de ceux qui occupent un emploi durant leurs études qui a déjà songé abandonner ses études pour travailler à temps complet. Au deuxième cycle du secondaire, la différence peut sembler minime, mais prend des proportions d’autant plus alarmantes lorsque l’on pose la question différemment, en demandant s’ils ont un ami qui a déjà songé abandonner ses études pour travailler à temps plein. Parmi ceux qui travaillent, ils sont 37,1% à répondre oui contre 26,7% chez ceux qui ne travaillent pas.

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